La méthode
Un détecteur qui bipe est facile à construire. Un détecteur qui se tait quand il y a une explication est le vrai problème. Tout Omni-Core est organisé autour de cette idée.
Le Corrélateur
Profil de mission
Au démarrage, une seule question : « Bâtiment alimenté en électricité ? Oui / Non / Partiellement ». Dans un bâtiment alimenté, une signature 60 Hz est classée source électrique. Dans un bâtiment déclaré hors tension, la même signature devient une anomalie majeure — « signature électrique dans un bâtiment hors tension, vérifier ».
Calibration automatique
L’appareil détecte lui-même qu’il est en déplacement (co-variation caractéristique des signaux), affiche « en déplacement — stabilisation… » et apprend la signature de la pièce en ~45 s une fois immobile : moyenne et variabilité de chaque capteur. Les verdicts sont suspendus pendant la stabilisation — compromis assumé. Une pièce nommée recharge sa signature instantanément au retour.
Détection et corrélation
Un événement est un écart significatif à la signature apprise (z-score), jamais un seuil absolu. Les événements de tous les capteurs sont croisés dans une fenêtre glissante d’environ 3 secondes. L’analyse fréquentielle du magnétomètre isole la signature du réseau électrique (60 Hz et harmoniques).
Les trois verdicts
| Verdict | Lecture | Réaction |
|---|---|---|
| 🟢 Courant d’air | chute de température + air en mouvement | information |
| 🟠 Source électrique | fluctuation magnétique avec 60 Hz, température stable | identifiée, classée |
| 🔴 Anomalie non expliquée | fluctuation magnétique sans 60 Hz + chute de température + air calme | alerte + haptique |
Chaque verdict porte un score de confiance pondéré par l’ampleur des écarts, ajustable en mode Expert.
Le garde-fou anti-auto-interférence
Le premier suspect, c’est l’appareil lui-même. Il journalise son propre état — charge CPU, activité Wi-Fi, écran, ventilateur — en parallèle des capteurs. Tout événement qui coïncide avec un pic d’activité interne est marqué « origine interne probable » et exclu du score. Les détections de la sentinelle alimentent le même mécanisme : « présence électronique — cause humaine probable ».
A.R.V.A. v2 — ne jamais fabriquer de paréidolie
La v1 passait du bruit radio en continu dans un moteur de transcription : une machine à halluciner des mots, à l’opposé de la promesse du produit. La v2 inverse l’ordre :
- Détecter — sur les canaux acoustique et RF démodulé, chercher des événements (énergie en bande vocale se démarquant du bruit calibré, structure de formants, motifs répétés) ; détecteur d’activité vocale pour l’acoustique.
- Corréler — un événement audio n’a de statut que croisé avec les autres capteurs dans la fenêtre du Corrélateur.
- Transcrire en dernier — uniquement sur les segments qui ont passé les deux premiers étages, et toujours étiqueté : gris = interprétation non corroborée, vert = corroborée physiquement.
Un événement RF sur une fréquence de radiodiffusion est marqué « source probable : radiodiffusion ». Compromis assumé : moins de mots qu’une spirit box classique — mais chaque mot affiché est traçable dans la boîte noire.
La boîte noire
Tampon circulaire permanent. Chaque alerte sauvegarde les données brutes de tous les capteurs, l’audio et les vidéos thermique + NoIR sur ±10 secondes. Chaque alerte est prouvable ou réfutable après la mission. Logs chiffrés AES-256.
Le test de réussite
Dans une pièce test, l’appareil doit distinguer correctement un courant d’air provoqué, un appareil électrique allumé, et ne signaler une anomalie que si aucune cause naturelle n’est mesurée. Critère de sortie de la phase 1 : trois scénarios classés correctement 9 fois sur 10. Rien d’autre n’est construit avant.