L’appareil
Omni-Core est un outil de terrain tout-en-un pour la chasse aux fantômes, assumée comme telle. Sa crédibilité ne vient pas de ce qu’il prétend détecter, mais de ce qu’il sait exclure : il mesure des phénomènes physiques réels et les croise à l’instant pour écarter les causes naturelles.
Principe d’affichage non négociable : l’appareil dit « anomalie non expliquée par les capteurs », jamais « présence confirmée ». L’interprétation finale appartient à l’opérateur.
Les cinq sens
| Sens | Composant | Ce qu’il voit |
|---|---|---|
| Magnétique | PNI RM3100 (3 axes, ~13 nT) | Fluctuations de champ, objets ferromagnétiques, signature 60 Hz |
| Thermique | FLIR Lepton 3.5 (160×120, < 50 mK) | Taches froides chiffrées, pixel par pixel |
| Air | Fil chaud + Sensirion SHT45 | Courants d’air faibles, température et humidité à réponse rapide |
| RF | RTL-SDR Blog V3 (réception seule) | Balayage FM/TV/UHF, plancher de bruit |
| Sentinelle | ESP32-C5 en écoute passive bicande (2,4 et 5 GHz) | Réseaux Wi-Fi, téléphones actifs, annonces Bluetooth |
S’y ajoutent deux micros MEMS (canal acoustique d’A.R.V.A.) et une caméra NoIR avec illuminateur infrarouge, synchronisée à la boîte noire.
Le SDR ne transmet jamais. La sentinelle n’enregistre que des empreintes anonymisées — jamais d’adresses brutes.
Le cerveau
Un NVIDIA Jetson Orin Nano Super (8 Go) sous JetPack 6, en mode 15 W par défaut, avec un SSD NVMe et un écran tactile IPS 7″. Chaque capteur est un processus indépendant qui publie sur un bus d’événements central — c’est ce bus qui permettra, plus tard, d’accueillir des capteurs satellites sans rien réécrire.
Le boîtier
Impression 3D PETG/ASA, format tablette autour de l’écran, poignées caoutchoutées, trois boutons physiques utilisables avec des gants (Power, Mode, Capture), insert trépied. Cible produit : environ 1 kg avec batterie (900 g à 1 kg) ; le banc de développement, sur batterie d’outil, devrait peser de 200 à 250 g de plus.
Quatre règles d’implantation, toutes au service de la mesure :
- le magnétomètre vit dans un museau en tête d’appareil, à 8–10 cm de l’électronique — la distance est la meilleure isolation magnétique ;
- les capteurs d’air sont dans le museau ventilé, derrière une cloison thermique : ils mesurent la pièce, jamais la chaleur du processeur ;
- la zone active est blindée au ruban cuivre, et sa ventilation est journalisée par le garde-fou anti-auto-interférence ;
- l’antenne de la sentinelle est à l’opposé du processeur, du SSD et du câble HDMI, sur un câble aussi court que possible : ces trois sources rayonnent un bruit large bande qui couvrirait la bande 2,4 GHz qu’elle écoute.
L’alimentation
Le banc de développement tourne sur des batteries d’outils DeWalt 20 V (une 5,0 Ah vaut environ 90 Wh pour 585 g), à travers un convertisseur DC/DC 12 V : le Jetson accepte 9–20 V, le rail 12 V l’alimente directement. Budget de 15–22 W en mission, soit une autonomie estimée de 3,5 à 5 h par batterie, à mesurer en phase 3. Le banc recevra deux baies, reliées par des diodes, pour l’échange à chaud : la seconde batterie s’insère avant le retrait de la première — deux batteries, autonomie illimitée. C’est une solution de développement : le produit aura lui aussi deux batteries, faites sur mesure, sur le même rail 12 V. Un Mode Silence (Wi-Fi coupé, écran éteint) divise la consommation par deux et réduit l’auto-interférence au minimum pour les mesures critiques.
L’interface « Nuit Tactique »
Fond noir, blanc cassé, accents néon : cyan en veille, vert au calme, rouge en alerte, violet pour une signature électrique dans un bâtiment déclaré hors tension. Un mode Chasseur (radar central, bordures d’état, zone A.R.V.A.) et un mode Expert (courbes temps réel, waterfall RF, vue garde-fou, export des logs).